Orléans sensible aux régionalismes

Publié le 23 mars 2025 à 12h00 · Écrit par Maelys Caron · Durée de lecture : 3 minutes

à€ Orléans, au rez-de-chaussée du complexe du Baron se trouve la Maison des Provinces. Un lieu qui abrite l’Union des Amicales Régionalistes du Loiret, laquelle représente douze provinces de France. Une façon de célébrer les racines de ces Orléanais venus d’€™ailleurs-€¦

L-€™Union des Amicales Régionalistes du Loiret (UARL) compte en moyenne près de 1 000 adhérents, entre 900 et 1 200 selon les périodes. « Il est important de savoir d’où l’on vient », justifie Roseline à‰thoré, la présidente de l’Union Berrichonne et de l’UARL. Si celle-ci est une fédération rassemblant douze associations régionalistes (de la Bretagne au Midi) créée en 1933, les premières amicales sont plus anciennes. « Les premières créations remontent à  1905-1908, précise Roseline à‰thoré. Elles correspondaient aux flux migratoires des campagnes vers les villes. Les gens étaient contents de se retrouver entre eux. Il faut remettre aussi cela dans le contexte de l’époque, où tout le monde n’avait pas de voiture : c’était alors l’occasion de parler du pays, mais aussi d’utiliser sa langue maternelle ».

Les premières amicales apportaient au départ un soutien financier à  leurs membres. « Aujourd’hui, cela a évolué, convient Roseline à‰thoré. Il s’agit de promouvoir les cultures régionales anciennes ou actuelles ». L’Union des Amicales Régionalistes du Loiret a également observé quelques changements au fil du temps, avec la présence d’une association alsacienne et une normande, aujourd’hui dissoutes, et celui d’€™un club antillais le plus récent. Même si les effectifs sont stables et que l’Union fidélise, « nous souffrons c’€™est vrai, d’une image de vieille association, alors qu’il y a ici une belle réussite humaine. Les gens ne viennent pas consommer, ils sont là  pour construire ». Une force qui a d’€™ailleurs permis à  l’€™ Union de redémarrer très vite après les confinements de 2020 et d’organiser dès le mois de juillet dernier un vide-greniers.

S’inscrire dans la durée

à€ l’heure des Facebook et autres communautés en ligne, Roseline à‰thoré craint cependant une « érosion ». « Nous constatons une modification des équilibres depuis l’arrivée d’Internet, soupire-t-elle. Pourtant, on ne communique pas de la même manière au cœ“ur d’un collectif que derrière un PC… » Cependant, la musique et la danse restent des portes d’entrée qui font encore mouche lors d’événements comme Rentrée en fête. L-€™UARL, d’€™ailleurs, ne manque pas projets : elle propose ainsi une exposition baptisée Le Bois Secret à  partir du 7 novembre et jusqu-€™au 5 décembre à  la Maison des Provinces. Cet événement s’intéressera au bois ainsi qu-€™à  ses métiers d’hier et d’aujourd’hui, de l’activité de bûcheron au flottage et portage du bois en passant par la menuiserie, la lutherie et la construction navale.

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