Mémoire et patience en jeu : Dragon Ball Z Kakarot, un voyage nostalgique marqué en 2020

Publié le 17 janvier 2026 à 07h10 · Écrit par Nicolas Leclerc · Durée de lecture : 9 minutes
découvrez dragon ball z kakarot, un jeu sorti en 2020 qui allie mémoire et patience pour revivre une aventure nostalgique au cœur de l'univers emblématique de dragon ball z.

La promesse d’une immersion totale dans l’univers de Dragon Ball Z Kakarot

Le jeu Dragon Ball Z Kakarot, développé par CyberConnect2 et publié par Bandai Namco, a su combler une immense attente en 2020 : revivre l’intégralité de l’histoire de cette série emblématique dans un style RPG. Au-delà des combats intenses et des aventures épiques, le titre se distingue par sa capacité à capturer l’essence même de la saga Dragon Ball, allant des débuts avec Son Goku jusqu’aux moments les plus dramatiques de la série.

Les joueurs sont plongés dans un monde semi-ouvert, où chaque zone a été soigneusement recréée pour évoquer la nostalgie des fans. Les paysages, la musique de fond, et même les interactions avec les personnages résonnent avec des souvenirs inoubliables de la série. En s’appuyant sur le moteur Unreal Engine 4, le jeu déploie des graphismes époustouflants qui donnent vie aux combats et aux scènes d’animation avec une fidélité impressionnante.

Le combat, au cœur du gameplay, est dynamique et intuitif, permettant aux joueurs d’enchaîner des combos spectaculaires. Les transformations de Goku et des autres personnages sont mise en scène de façon spectaculaire, créant des moments de tension qui gardent les joueurs en haleine. Avec des mécaniques inspirées des jeux de combat classiques, Kakarot a su proposer une expérience qui ravit aussi bien les novices que les vétérans de la saga.

Malgré cette promesse d’immersion totale, il est intéressant de noter les failles qui viennent entacher l’expérience globale. L’exploration, par exemple, peut parfois sembler peu gratifiante. Les zones ouvertes, bien que visuellement attrayantes, manquent de vie. Les PNJ sont souvent statiques et les activités annexes, comme la collecte de ressources, peuvent donner l’impression d’une mécanique de jeu répétitive et peu engageante.

À travers Dragon Ball Z Kakarot, les développeurs ont cherché à construire un hommage aux fans, mais parfois au détriment de l’innovation ludique. Les failles dans le design de certaines quêtes et la structure du monde ouvert déplacent l’accent de l’aventure vers une célébration visuelle, laissant les joueurs désireux de profondeur dans le gameplay. C’est en mettant ces éléments en balance que l’on peut mesurer l’impact du jeu sur la communauté des fidèles de Dragon Ball.

Les combats épiques : un mélange de nostalgie et de modernité

Les combats dans Dragon Ball Z Kakarot rappellent fortement les sensations des épisodes d’antan tout en intégrant des éléments modernes de gameplay. Les joueurs peuvent incarner une variété de personnages emblématiques tels que Piccolo, Vegeta, et Gohan, offrant une diversité qui enrichit le jeu. Chaque combat est bien plus qu’un simple affrontement ; c’est un événement chargé d’émotion, qui recrée les moments iconiques de la série.

Le rythme des combats est particulièrement bien pensé, alternant entre des attaques rapides et des moments de tension où le joueur doit anticiper les mouvements de son adversaire. Les mécaniques de style RPG se manifestent par les compétences et les niveaux des personnages, permettant un système de progression engageant. Les joueurs peuvent choisir des prises, des coups spéciaux et des attaques combinées, ce qui rend chaque rencontre unique.

Dans les phases de combat, les graphismes exploitent au maximum les ressources du moteur Unreal Engine 4 pour offrir une expérience visuelle frappante. On assiste à des explosions colorées, des effets de lumière saisissants et des mouvements fluides. Ce soin apporté aux détails joue un rôle clé dans la résurgence de la nostalgie, transportant les fans directement dans les scènes mémorables de la série.

À chaque transformation, que ce soit celle de Goku en Super Saiyan ou de Gohan en SSJ2, une montée d’adrénaline se produit, rappelant des souvenirs ancrés dans la mémoire des fans. En célébrant ces instants, le jeu agit presque comme un museum vivant de l’héritage Dragon Ball. Toutefois, la répétitivité peut également s’installer, car certains combats manquent de variation dans les mécaniques et les objectifs. Cette dualité entre l’effervescence d’un combat bien orchestré et le risque de monotonie est inhérente à l’expérience même du jeu.

Exploration du monde ouvert : un défi pour la patience des joueurs

Bien que Dragon Ball Z Kakarot ait comme ambition de plonger les joueurs dans un vaste monde ouvert riche en détails, la réalité de l’exploration peut parfois tester la patience. Les environnements, bien qu’artistiquement sublimés, manquent souvent d’éléments interactifs et d’activités engageantes. Les vastes paysages et les zones recréées avec soin souffrent d’une certaine vacuité qui peut frustrer les plus avides d’aventures.

Les quêtes secondaires, souvent supplémentaires à l’intrigue principale, peuvent se résumer à des tâches banales telles que la collecte d’objets ou la chasse à des créatures spécifiques. Alors que les combats offrent une montée d’adrénaline, le simple fait de parcourir ces vastes étendues peut amener à une sensation d’ennui. Les joueurs peuvent se retrouver à errer dans des zones magnifiques mais vides, se demandant si leur temps est bien investi.

Le système de collecte, bien que séduisant sur le papier, peut sembler trop parcellaire, rendant ainsi la mécaniques de jeu plus intrusive que divertissante. L’absence d’une histoire captivante ou d’éléments narratifs dans ces quêtes secondaires peut assombrir l’expérience de l’exploration. En effet, le mélange d’éléments familiers et de segments de gameplay peu inspirés peut générer un contraste frustrant pour les joueurs.

En somme, alors que l’exploration dans Dragon Ball Z Kakarot représente une opportunité pour enrichir l’expérience, elle se heurte à des limites qui peuvent laisser le joueur sur sa faim. La promesse d’un monde vibrant et vivant requiert une mise en œuvre plus dynamique pour compenser les attentes des fans et pour réellement capturer l’essence vivante du monde de Dragon Ball.

Le fardeau du fan-service et les DLC : entre passion et commercialisation

Un aspect marquant de Dragon Ball Z Kakarot est son approche du fan-service, qui peut être à la fois un atout et une faiblesse. La volonté de rendre hommage à l’œuvre de Toriyama a conduit à un contenu riche mais parfois superficiel. Les passionnés retrouveront avec plaisir des arcs narratifs célèbres, ainsi que des personnages et des moments emblématiques. Cependant, la manière dont ce contenu est distribué soulève des questions éthiques sur la commercialisation des souvenirs.

La stratégie de Bandai Namco concernant les contenus additionnels et les DLC a suscité des débats parmi les joueurs. En proposant des chapitres supplémentaires à des prix ajustés, l’éditeur semble tirer parti des émotions nostalgiques des fans. Ces segments narratifs auraient pu enrichir l’expérience initiale, mais au lieu de cela, ils sont présentés comme des ajouts payants, laissant un goût amer de capitalisation sur la nostalgie.

La montée en puissance des microtransactions et des prix élevés pour des segments d’histoires appréciés mais qui auraient dû être inclus dans le jeu de base suscite des critiques légitimes. En prenant cette voie, le jeu devient davantage un produit de consommation qu’une expérience artistique complète, mettant en lumière un conflit entre passion authentique et coopération commerciale. Cette dualité engendre chez les joueurs un dilemme : souhaitent-ils vraiment soutenir les développeurs ou se résignent-ils à accepter cette forme de commercialisation ?

Dans ce contexte, Dragon Ball Z Kakarot agit comme un miroir de notre rapport à la nostalgie. La quête d’authenticité peut souvent être ternie par des choix commerciaux qui semblent dénaturer la passion originale pour l’œuvre. C’est ce combat entre l’amour que les joueurs portent à la série et les impératifs économiques du développement de jeux vidéo modernisés qui continue de définir l’expérience Kakarot, en invitant chacun à s’interroger sur ses propres priorités en tant que joueur.

Une aventure mémorable, mais perfectible : l’avis des joueurs

Depuis sa sortie, Dragon Ball Z Kakarot a suscité des avis contrastés au sein de la communauté des joueurs. Certains saluent le travail de CyberConnect2 pour sa capacité à retranscrire l’émotion et l’aventure de la saga Dragon Ball, tandis que d’autres pointent du doigt les lacunes présentes dans le gameplay et la construction du monde.

Il est indéniable que la beauté graphique et l’atmosphère immersive font plaisir aux fans. Les séquences cinématiques, enrichies d’une bande-son nostalgique, témoignent d’un respect indéniable pour le matériau d’origine. Cependant, le voile du visuel cache parfois une expérience de jeu qui semble inachevée. Les attentes des joueurs, rehaussées par la notoriété de la licence, ont souvent conduit à des déceptions, notamment en ce qui concerne la profondeur et la variété du gameplay.

Pour résumer l’expérience, Dragon Ball Z Kakarot s’apparente davantage à un voyage mémoriel qu’à un jardin d’expérimentation ludique. La nostalgie qu’il évoque, tout comme la beauté qui s’en dégage, peut faire oublier certaines lacunes, mais à quel prix ? La quête d’un équilibre entre le respect de l’œuvre et l’innovation demeure un défi constant dans le monde du jeu vidéo, plaçant les joueurs dans une position délicate.

Chaque joueur doit alors peser la valeur de cette aventure. La promesse d’un voyage dans l’univers de Dragon Ball est indéniable, mais interroge la capacité de Kakarot à se renouveler tout en restant fidèle à l’héritage qu’il représente. À bien des égards, l’impact de ce jeu sera sans aucun doute ressenti dans les années à venir.

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